Nous sommes trop nombreux dans notre département à perdre des chances de guérison, faute de soins, de rendez-vous d’examen obtenu tardivement. Pire encore, lié à l’impossibilité à se déplacer sur Aix ou Marseille pour certaines spécialités.
Cette situation va encore s’aggraver dans notre région.
L’Union Départementale CGT du 05 alerte sur les 2 plans de licenciements en cours sur le 04 : 30 postes de professionnels exerçants à l’hôpital de Manosque et autant à l’hôpital de Digne sont en danger ! ces suppressions de postes engendreront une dégradation des conditions de travail et de fait une baisse de la qualité des soins.
La CGT 05 affirme son soutien aux salariés de ces établissements actuellement en lutte.
La situation financière du CHICAS reste préoccupante comme 90% des hôpitaux de France. Le service public de santé est malmené par les choix politiques des gouvernements successifs mettant sous pression les agents.
La psychiatrie publique du département CHBD risque de voir son budget nettement diminuer dès cette année, cette baisse pourrait la mettre dans l’incapacité de maintenir son fonctionnement actuel.
Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?
Le « Trou de la Sécu » est une idée crée par un jeu d’écriture financier notamment parce que l’état ne paye pas ce qu’il doit à la sécu. Le cadeau fait au patronat à travers des exonérations fiscales créé un trou dans les caisses de la sécu.
La CGT dénonce un PLFSS (plan de loi de financement de la sécu) insuffisant. En 2024, ce plan, plongent les hôpitaux dans un déficit de 3 milliards d’euros. Autre conséquence directe, 80 % des EHPAD publics sont déficitaires par manque de financement.
Cette année, une augmentation de 4,5 % du PLFSS serait nécessaire pour financer les établissements publics, l’état prévoit seulement 3,1%. Ce sont ses choix politiques qui sont responsable de la suppression d’environ 100 000 lits dans les hôpitaux en 25 ans ; du délai d’attente aux urgences qui ne fait qu’augmenter engendrant une surmortalité de près de 10% (soit 2000 morts évitables); la fermeture de nombreuses maternité responsable de la mort de près de 1000 nourrissons.
Une honte !
Le sabordage de l’organisation du soins publics laisse place aux filières de la santé marchande privé. Conséquences directes pour le porte-monnaie des ménages : dépassements d’honoraires ; une tarification journalière non couverte dans son intégralité ; un reste à charge pour les patients toujours plus important.
Nathalie membre du bureau de l’union départementale CGT 05 : « La CGT refuse que la Sécurité sociale engraisse les actionnaires avec les cotisations sociales des travailleurs ! nous exigeons l’arrêt de la privatisation de la santé. La santé n’est pas un système marchand ! »
