Alors que les grandes manœuvres des municipales de 2026 débutent dans les Hautes-Alpes, la CGT FAPT 05 et l’USR 05 lancent un pavé dans la mare. Pour les organisations syndicales, le temps où les maires regardaient les bureaux de poste fermer et la fibre se déployer au rabais avec impuissance est révolu.
À travers une lettre ouverte ouverte (disponible ici : LIEN VERS L’ARTICLE 1), elles posent une exigence : faire du « Droit à la Communication » un axe central de la gestion municipale.
Une position sans concession
« En 2026, un candidat qui n’a aucun avis, aucune proposition ou aucune vision sur le droit à la communication est un candidat déjà complètement dépassé par les réalités de son territoire, » martèlent les représentants de la CGT FAPT 05 et de l’USR 05. « Croire que les municipalités n’ont pas leur mot à dire sur l’avenir de la Poste ou sur la qualité des réseaux mobiles et fibre est une erreur politique majeure. Le droit de communiquer est un bien commun, pas une variable d’ajustement pour opérateurs privés. »
Un « Kit d’Interpellation » pour que les citoyens reprennent la main
Pour transformer ce constat en acte politique, la CGT met à disposition des citoyens un kit d’interpellation complet (disponible ici : urlr.me/cPEpRb). Ce document (lettre-type, chiffres clés sur la fracture numérique locale, argumentaires) est conçu pour que chaque habitant, sur les marchés ou lors des réunions publiques, puisse mettre les candidats face à leurs responsabilités.
« Nous ne voulons plus de promesses floues sur le ‘lien social’ ou les services publics. Nous voulons des engagements écrits sur le maintien des accueils physiques, le contrôle démocratique des infrastructures de communication et surtout la participation des citoyens à ces décisions qui les concernent. », concluent les syndicats.
Chiffres clés dans les Hautes-Alpes :
- Seuls 29 bureaux de poste de plein exercice subsistent pour 162 communes.
- 33% des usagers ont déjà abandonné une démarche administrative en ligne par manque d’accompagnement.
- 20% du territoire est insuffisamment couvert en matière de réseaux quand les zones les plus touristiques (et pas forcément les plus habitée) sont sur-dotées.
